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Titre Officiel : La fin des cOurs part I
Titre Officieux : Quand sOnne le glas
Du plus lOin que je me sOuvienne, il m'a tOujOurs semblé que mOn parcOurs scOlaire tendait à un but, plus Ou mOins ultime dans ce chemin qu'est la vie : le BAC. Le Brevet, tOut le mOnde s'en tape... Ca sanctiOnne quatre années de plus Ou mOins grande bOuffOnnerie auprès des prOfs, d'assistance aux aggressiOns verbales et/Ou physiques du cOrps prOffessOrale en direct et la victOire cOntre la lutte sans merci menée cOntre l'envie de glander. Là, On entre dans le lycée. On apprend que le mOt in, c'est "bizut", que si tu vas pas en sOirée t'es Out et aussi que telle Ou telle fille s'est fait prendre dans les tOilettes d'un bâtiment quelcOnque et que les phOtOs dudit évènement de l'année et de la rumeur à ne pas mécOnnaître - sOus peine de vie en ermitage - sOnt sur le blOg de Machin. Tu te rends vite cOmpte que le lycée, c'est pas le labyrinthe aux mille trésOrs qu'On t'a prOmis, c'est quOi, le cOllège, avec plus de bOuffOns, plus de pétasses et cOmme si ça ne suffisait pas, des cOnseillers d'OrientatiOn encOre plus mOches si pOssible (des fOis c'est les même...!) De temps en temps, tu décOuvres des gens sympas, et tu palpes ce que tu crOis être le lOve du bOut des dOigts. Mais sOuvent, bien sOuvent, trOp sOuvent, tu vis dans un ailleurs utOpique Où rien ne te blesse. AlOrs, quand sOnne les dernières minutes à vivre dans ce lycée pOurri, surpeuplé de fils-à-papa et de bOurges en mal de DiOr, de cOnnasses prétentieuses et de prOfs séniles, que se dire à part "vivement que je me tire de là?" Bien sûr après ça, faut pas crOire que ça sera mieux, parce que plus ça va et mOins ça va. Le mOnde cOurt à sa dérive et tOi, prisOnnier de ses flOts, tu n'es qu'un cOrps aimant qu'il empOrte sans se sOucier des rêves de tes nuits les plus lOngues, ni de tes aspiratiOns...
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